Après une longue histoire de succès incontestables et d’échecs retentissants, la CIA, assez hostile à Donald Trump lors de son premier mandat, a été replacée au centre du jeu lors de « l’enlèvement » de Nicolás Maduro, un succès logistique incontestable. Après avoir averti en 2022 de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Agence centrale de renseignement renoue avec une réputation d’efficacité : son patron John Ratcliffe était d’ailleurs présent au côté de Trump dans la « War Room » de Mar-O-Lago en Floride (photo).
Depuis sa création en 1947, la CIA s’est imposée comme l’un des instruments centraux de la projection de puissance américaine, oscillant entre renseignement stratégique, actions clandestines et opérations d’influence. Dès les premières décennies de la Guerre froide, l’agence ne se contente pas d’observer le monde : elle agit directement sur son cours.
Dans les années 1950, l’Amérique latine devient l’un de ses principaux terrains d’intervention. En 1954, au Guatemala, la CIA joue un rôle décisif dans le renversement du président Jacobo Árbenz, élu démocratiquement mais jugé trop proche des milieux de gauche et surtout menaçant les intérêts de la « United Fruit Company ».
L’opération, menée avec une combinaison de propagande, de pressions diplomatiques et d’actions clandestines, est un succès tactique immédiat, mais ouvre une longue période d’instabilité et de violences dans le pays. Elle marque aussi un tournant : la CIA n’est plus seulement une agence de renseignement, mais un acteur politique direct.
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