Montchalin propulsée rue Cambon : la compétence invoquée, l’indépendance questionnée
La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, attendue en Conseil des ministres, provoque un séisme politique bien au-delà des clivages partisans. À 40 ans, l’actuelle ministre des Comptes publics doit succéder à Pierre Moscovici à la présidence de la plus haute juridiction financière du pays, une institution chargée de contrôler l’usage des deniers publics et d’évaluer la gestion de l’État. La décision présidentielle, présentée comme un choix de compétence et de renouvellement, nourrit en retour un procès plus large : celui de l’entre-soi, du recasage des fidèles et d’une République devenue une « machine à placer les siens ».