Tout le monde applaudit. Les notaires parlent d’une année « historique », les chiffres s’emballent, les transactions repartent. En 2025, le marché immobilier belge a effectivement connu un net rebond, avec +14,2 % de ventes par rapport à 2024, selon le Baromètre des notaires. Mais derrière l’euphorie des statistiques, une réalité beaucoup moins réjouissante s’impose : se loger coûte de plus en plus cher, et cette reprise se fait largement au détriment de l’accessibilité.
Présentée comme spectaculaire, la hausse des ventes mérite d’être relativisée. Elle intervient après deux années particulièrement mauvaises pour le secteur (-15,2 % en 2023, -0,7 % en 2024). Sur cinq ans, la progression cumulée des ventes n’est ‘que’ de 11 %, ce qui ramène la fameuse « renaissance » immobilière à un simple retour à l’équilibre, plus qu’à un véritable boom. Autrement dit : le marché se redresse, certes. Mais il rattrape surtout le terrain perdu, sans pour autant résoudre ses déséquilibres structurels.
Des prix qui flambent plus vite que les revenus
Là où la reprise devient problématique, c’est sur le front des prix. En 2025, le prix moyen d’une maison en Belgique atteint 348.800 euros, soit +5,8 % en un an. Les appartements ne sont pas épargnés : 277.927 euros en moyenne, en hausse de 2,4 %. Sur cinq ans, la tendance est encore plus parlante : +18 % pour les maisons, alors que l’inflation cumulée sur la même période est d’environ 23,5 %. Résultat : le logement reste une valeur refuge… mais de moins en moins accessible pour ceux qui n’y sont pas déjà entrés.
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