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Immigration : la ligne Van Bossuyt, entre fermeté assumée et cohérence d’État

par Harrison du Bus
BELGA PHOTO JONAS ROOSENS

La scène a marqué les esprits. En commission de l’Intérieur, la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA), en photo, a tenu tête, sans détour, à plusieurs députés de l’opposition, au premier rang desquels l’écologiste Sarah Schlitz. Les échanges ont parfois viré à la passe d’armes, révélant moins un incident isolé qu’un clivage profond sur la philosophie même de la politique migratoire belge.

Face aux critiques sur les centres fermés, les mises à l’isolement ou la privation de liberté de personnes se disant prêtes à rentrer volontairement, la ministre a choisi la ligne claire du droit existant. Renvoyer systématiquement aux arrêtés royaux et aux procédures en vigueur n’est pas une esquive, mais une posture assumée ; pour la N-VA, l’exécutif applique la loi, il ne la réécrit pas sous la pression émotionnelle ou médiatique.

Cette approche peut agacer mais n’en est pas moins cohérente avec une vision de l’État où la sécurité juridique prime sur l’appréciation au cas par cas exposée à l’arbitraire. Accuser cette méthode « d’amateurisme », comme l’a fait Sarah Schlitz, revient implicitement à contester non seulement l’action de la ministre, mais celle de l’administration tout entière — ce que Van Bossuyt a vigoureusement refusé.

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