Deux ans après l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, les campus européens traversent une crise silencieuse mais profonde : la montée d’un antisémitisme diffus, parfois violent, qui marginalise les étudiants juifs et fragilise l’intégrité académique. C’est le constat implacable dressé par un rapport conjoint de B’nai B’rith International et du think tank Democ.
Traditionnellement perçues comme des bastions de la pensée critique et du pluralisme, les universités se sont transformées en terrains propices à la diffusion de discours haineux. Le rapport note que la banalisation d’attitudes antisémites était perceptible avant le 7 octobre 2023, mais qu’elle a explosé depuis l’attaque du Hamas. L’événement a servi de déclencheur : manifestations massives, campements sauvages, slogans assimilant Israël au colonialisme et glorification explicite de la violence.
Les auteurs décrivent un climat où l’antisionisme radical, souvent présenté sous les atours de l’anticolonialisme, se mêle à des propos ouvertement antijuifs. Dans certaines facultés, des professeurs ont justifié ou relativisé le massacre du 7 octobre. Ailleurs, des cours entiers diffusent des perspectives biaisées, réduisant le conflit israélo-palestinien à une lecture univoque, où Israël est systématiquement diabolisé.
Des incidents graves documentés
Les exemples abondent. En France, des étudiants juifs ont été frappés à Strasbourg par un groupe qui les traitait de « fascistes sionistes ». À Toulouse, une étudiante a retrouvé sur ses affaires un graffiti « Sale juive crève », accompagné d’une croix gammée.
En Belgique, le co-président de l’Union des étudiants juifs a été agressé physiquement près d’un bâtiment occupé par des militants pro-palestiniens. À Bruges, un dortoir du Collège d’Europe a été souillé de graffitis antisémites. En Allemagne, un étudiant germano-israélien a été battu au point de devoir être hospitalisé.
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