Entre 25 et 30 millions de Français tireraient aujourd’hui tout ou partie de leurs revenus de décisions publiques. Le chiffre, avancé par Jérôme Baray, vice-président du conseil d’administration de Université du Mans, et popularisé par plusieurs analyses reprises dans le débat public, a suscité de vives réactions. Il ne désigne pourtant ni une France « assistée », ni un bloc homogène de bénéficiaires, mais met en lumière une réalité plus structurelle : le poids central de l’État dans les flux économiques.
La démonstration repose sur un changement de perspective. Plutôt que de raisonner par statuts — fonctionnaires, salariés du privé, indépendants — l’analyse suit les flux de financement. Marchés publics, remboursements de santé, subventions, aides sectorielles, crédits d’impôt, tarifs régulés ou garanties publiques irriguent une large part de l’activité économique. Dès lors, la frontière entre public et privé apparaît beaucoup plus poreuse qu’on ne le croit.
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