La nouvelle secrétaire générale de la FGTB wallonne, Selena Carbonero (photo), n’a pas attendu longtemps pour marquer son territoire. À peine installée à la tête du syndicat socialiste, elle a choisi une formule destinée à frapper les esprits : comparer la politique du gouvernement fédéral à l’égard des femmes à l’attitude « d’un homme qui bat sa femme ». Une sortie volontairement brutale, assumée comme telle, qui relance une question devenue centrale dans le débat public : jusqu’où peut-on aller dans l’outrance verbale sans affaiblir la cause que l’on prétend défendre ?
La cible est clairement identifiée : « l’Arizona » ; cette majorité fédérale honnie par la FGTB serait selon sa nouvelle dirigeante coupable d’une « hypocrisie crasse » envers les femmes. Derrière la formule choc, son reproche précis est la volonté de favoriser et de simplifier l’accès au travail à temps partiel, présenté comme un choix alors qu’il s’impose bien souvent aux femmes faute d’alternative réelle, avant de les pénaliser durablement au moment de la pension. Le fond de l’argument n’est ni inédit ni illégitime dans le discours syndical, mais ce n’est pas lui qui a été entendu, c’est la comparaison, elle, qui a tout écrasé.
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