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Qui a intérêt à gouverner à Bruxelles ? Et qui risque d’y laisser des plumes ?

par Vanille Dujardin

Pas un jour ne passe sans que la formation d’un (ou plutôt l’absence de) gouvernement bruxellois ne fasse la une. Les élections régionales de juin 2024 ont laissé un paysage politique ultra-fragmenté, sans majorité évidente, et la Région semble s’installer dans une impasse durable. Alors que les négociations patinent et que le compteur des jours sans gouvernement continue de grimper, une question stratégique se pose pour plusieurs partis affaiblis par le scrutin : faut-il entrer au gouvernement à tout prix, ou rester dans l’opposition pour se refaire une santé politique ? Aujourd’hui, on se penche sur trois partis en particulier : DéFI, Ecolo et l’Open Vld.

Entrer au gouvernement bruxellois n’est plus automatiquement synonyme de victoire politique. Lors d’une interview accordée à 21News il y a peu, le politologue Nicolas Bouteca résumait le malaise ambiant : « Les politiciens ont peur de gouverner : peur de perdre des électeurs, peur de disparaître politiquement. » Une crainte bien réelle dans une Région où les compromis sont souvent coûteux électoralement. C’est pourtant ce casse-tête que doit affronter le formateur bruxellois Yvan Verougstraete (Les Engagés), chargé de tenter de rapprocher des partis aux intérêts parfois diamétralement opposés.

DéFI : retrouver une visibilité… à quel prix ?

Avec 8,1 % des voix et six sièges au Parlement bruxellois, DéFI sort clairement affaibli du scrutin. Le parti souffre depuis plusieurs années d’un déficit de visibilité et peine à exister dans un paysage politique dominé par de plus grands partis, comme le MR ou le PS. Coincé entre ces formations, DéFI apparaît souvent comme le moins mobilisateur des partis francophones à Bruxelles. Lors des vœux du parti, le 12 janvier, sa présidente Sophie Rohonyi a pourtant tenté de repositionner DéFI comme le seul parti encore « vraiment libéral », accusant le MR et Les Engagés d’être respectivement trop « violents » ou trop « sans résistance ». En décembre déjà, elle affirmait que le parti prendrait ses responsabilités si une majorité « valide, stable et démocratique » se présentait, y compris avec le PS ou le MR.

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