Suite à la tragédie qui se joue en Iran, où sont les grandes figures morales qui volaient au secours du peuple palestinien à grands renforts de promotion sur les réseaux sociaux ?
Le silence est assourdissant. En Iran, un peuple se soulève, une fois de plus, contre une dictature théocratique brutale, sanguinaire, totalitaire. Des femmes, des étudiants, des travailleurs descendent dans la rue au péril de leur vie. Les prisons se remplissent (10.000 arrestations). Les potences commencent à tourner à plein régime. Et pourtant, rien. Pas de hashtags rageurs. Pas de larmes médiatisées. Pas de grandes figures morales autoproclamées. Où sont Greta Thunberg, Rima Hassan, les ONG bruyantes, les flottilles humanitaires, les indignations sélectives ?
L’explication est idéologique. Elle remonte à 1979.
Cette année-là, une partie de l’intelligentsia occidentale, française en tête, a perdu la boussole morale. Michel Foucault, Jean-Paul Sartre – ce dernier rendra visite deux fois à l’ermite Khomeiny logé aux frais du contribuable français dans le château de Neauphle – ont encensé la révolution iranienne, aveuglés par leur haine de l’Occident et leur fascination pour tout ce qui semblait défier l’ordre libéral. L’ayatollah Khomeiny, accueilli en France, fut renvoyé à Téhéran le 1er février 1979 par un avion d’Air France, avec l’assentiment du président Valéry Giscard d’Estaing. Ce moment marque le point de départ d’un cycle islamiste mondial avec ses nombreux proxys : Hezbollah, Hamas, milices chittes irakiennes, Bachar-el-Assad…
Instrumentalisation de la cause palestinienne
Khomeiny, chef religieux chiite, comprit très vite comment élargir son influence. Il instrumentalisa la cause palestinienne, fit d’Israël l’ennemi absolu et posa les bases d’un logiciel idéologique redoutable. Critiquer l’islam politique devint suspect. Critiquer un régime islamique devint immoral. De là naquit le concept d’« islamophobie », non pas comme protection des individus, mais comme arme politique destinée à inhiber toute critique d’une idéologie totalitaire : l’islamisme politique. A partir de là aussi est né l’alliance entre gauchisme et islamisme, l’islamo-gauchisme.
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