Alors que des tueries de masse sont documentées en Iran depuis début janvier 2026, une large partie des rapporteurs spéciaux et groupes de travail de l’ONU sont restés étrangement muets, selon le décompte de UN Watch. Même si le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a dénoncé les « tueries de manifestants pacifiques » et a appelé l’Iran à mettre fin à la répression violente, cet attentisme contraste avec la situation à Gaza mais aussi avec les réactions officielles onusiennes particulièrement rapides lors de l’arrestation de Nicolás Maduro. En 2020, moins de deux semaines après la mort de George Floyd, 27 experts et représentants de l’ONU avaient cosigné un communiqué appelant le gouvernement américain à « s’attaquer au racisme systémique dans le système de justice pénale ». Deux poids deux mesures ?
Les éléments réunis notamment par Human Rights Watch démontrent que depuis le 8 janvier 2023, les forces de répression de la République islamique d’Iran ont déclenché une répression coordonnée à l’échelle nationale contre les centaines de milliers de manifestants à travers le pays. Les forces de répression ont utilisé des armes à feu dont certains automatiques de gros calibre, visant systématiquement des manifestants et des passants sans arme. Ils ont visé tête, thorax (pour tuer) mais aussi les yeux (pour effacer tout témoignage). Les violences ont été documentées dans au moins 27 provinces sur 31.
Entre 3.900 et 20.000 morts
Malgré le black-out internet et téléphonique destiné justement à effacer les preuves et priver les médias internationaux de reportages – et donc de faire oublier le massacre par la Communauté internationale -, HRW a pu analyser notamment 51 photos et vidéos, recouper des témoignages directs et consulter des experts médicaux légaux.
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