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Bruxelles : un axe MR-PS « nouvelle génération » après l’échec de la coalition Guinness ?

par Demetrio Scagliola
Photos Belgaimage

La décision d’Yvan Verougstraete (photo de gauche) de mettre un terme à sa mission de formateur marque un nouveau coup d’arrêt attendu mais inquiétant pour Bruxelles. Dix-neuf mois après les élections régionales, la capitale reste sans gouvernement de plein exercice, sans budget crédible et sans perspective claire de sortie de crise. Plus qu’un échec personnel ou conjoncturel, cette démission agit comme un révélateur brutal d’un système institutionnel et politique arrivé à saturation. Désormais, il faut faire table rase du passé et repartir de la seule piste vraiment crédible : un axe MR-PS pour trouver une majorité équilibrée et solide, tant du côté francophone que du côté néerlandophone, quitte à faire  monter de nouvelles figures, tant du côté libéral que socialiste…

  1. Une majorité avortée et un retour à la case départ

Un mois après avoir repris la main comme formateur bruxellois, Yvan Verougstraete a jeté l’éponge, incapable de réunir une majorité autour de son projet. Le refus d’Anders (ex-Open VLD) de venir s’asseoir à la table des négociations, mardi matin, a précipité la fin de sa mission.
« Face au risque de chaos pour la Région bruxelloise, chaque parti doit se rendre compte qu’il n’est pas là pour son électorat, mais bien pour les Bruxellois », a déclaré un formateur visiblement agacé, évoquant la volte-face du ministre du Budget Dirk De Smedt.

Le président des Engagés avait pourtant pris un risque politique majeur en tentant de former une majorité de centre-gauche sans le MR, pourtant sorti vainqueur des élections bruxelloises du 9 juin 2024. « Nous avons pris le risque d’abandonner notre partenaire privilégié pour essayer la seule piste qui n’avait pas encore été tentée », a-t-il expliqué, avant de constater l’échec.

  1. Pointer la Flandre : la boîte de pandore politique et institutionnelle

Dans les heures qui ont suivi l’annonce, certains partis francophones ont rapidement désigné l’Open VLD – et plus largement les partis flamands – comme principaux responsables du blocage. Zakia Khattabi (Ecolo) a évoqué une simplification institutionnelle du modèle bruxellois : « Nous avons atteint les limites du modèle institutionnel bruxellois tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Un modèle qui, au nom de l’équilibre et de la protection de la minorité néerlandophone,  peine de plus en plus à produire de la décision collective, de la clarté démocratique et de la stabilité gouvernementale. »

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