Minneapolis est en train de devenir le symbole le plus brutal de la nouvelle phase de la politique migratoire américaine. En l’espace de trois semaines, deux citoyens américains ont été tués par des agents fédéraux de l’immigration, dans une ville déjà traumatisée par les violences policières de 2020. La mort, samedi 24 janvier, d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, abattu en pleine rue par des agents fédéraux, a fait basculer la métropole du Minnesota dans une confrontation ouverte entre pouvoir fédéral, autorités locales démocrates et une population mobilisée à une échelle inédite.
Le drame s’inscrit dans le cadre de l’opération « Metro Surge », vaste déploiement de près de 3.000 agents fédéraux — ICE, Border Patrol et autres unités relevant du Department of Homeland Security — dans les Twin Cities. Officiellement, l’objectif est de procéder à des arrestations massives d’immigrés en situation irrégulière, ciblant en priorité les profils violents. Dans les faits, cette présence a profondément bouleversé le quotidien urbain : arrestations dans la rue, interventions à proximité d’écoles, interpellations de familles entières, parfois d’enfants.
Le 24 janvier au matin, alors que des agents fédéraux menaient une opération sur l’avenue Nicollet, Alex Pretti filme la scène et tente d’aider une femme aspergée de gaz poivré. Les vidéos diffusées massivement sur les réseaux sociaux montrent plusieurs agents le plaquant au sol, le frappant, puis ouvrant le feu à bout portant. Selon plusieurs analyses visuelles, au moins dix coups de feu sont tirés, la majorité alors que l’homme est déjà immobilisé.
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