La polémique est née d’une phrase. En présentant sa nouvelle classe « Optimum Plus » sur la ligne Paris–Lyon, la SNCF indiquait que, « pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés ». Rapidement, l’entreprise a nuancé sa communication, précisant que l’accès serait autorisé « à partir de 12 ans ». Mais le mal était fait : au-delà de cette offre très ciblée – qui ne représente qu’une part marginale des places – c’est la place de l’enfant dans l’espace public qui s’est retrouvée au cœur du débat.
La réaction de la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a donné à la controverse une dimension politique. Dans un contexte de baisse continue de la natalité, elle a dénoncé un « signal délétère » envoyé aux familles, estimant qu’on ne pouvait à la fois appeler à faire des enfants et laisser entendre que leur présence serait dérangeante. Le gouvernement n’a toutefois pas envisagé d’intervention directe, rappelant que l’entreprise restait libre de ses choix commerciaux.
Silence, confort et segmentation des usages
Sur le fond, l’argument avancé par la SNCF n’a rien de nouveau. Les « espaces calmes » existent depuis longtemps dans les trains européens, et répondent à une demande réelle de voyageurs souhaitant travailler, se reposer ou simplement voyager sans bruit. Dans un monde saturé de sollicitations, le calme est devenu une valeur recherchée, parfois même un argument premium.
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