Sous pression croissante au Parlement, Mathieu Bihet (photo) a choisi de sortir de la défensive. Le ministre fédéral de l’Énergie (MR) a présenté un plan censé donner une trajectoire plus lisible à la politique énergétique et industrielle du pays : MAKE 2025-2030. Une réponse politique attendue, mais qui peine encore à dissiper les doutes sur l’urgence des choix à poser.
Ce mardi, Mathieu Bihet est attendu de pied ferme à la Chambre. Opposition et majorité confondues, les députés dénoncent une forme d’immobilisme alors que les signaux d’alerte s’accumulent. « Si nous voulons être moins dépendants de la Russie et des États-Unis, il faut un plan », résume Oskar Seuntjens (Vooruit), tandis que Bert Wollants (N-VA) s’inquiète du calendrier : « Si l’on veut prendre des décisions, il ne faut pas attendre la moitié de la législature. »
Ces critiques trouvent un écho dans les projections d’Elia, qui évoque un déficit électrique potentiel de 900 MW dès 2030, et jusqu’à 4.400 MW en 2035, lorsque la prolongation de Doel 4 et Tihange 3 arrivera à son terme.
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