Pour la première fois depuis l’invasion russe de février 2022, l’hypothèse d’un entretien direct entre les deux chefs d’État refait surface. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky se dit prêt à s’entretenir personnellement avec son homologue russe Vladimir Poutine afin de débloquer les deux principaux points de friction des négociations de paix que sont le contrôle territorial et la centrale nucléaire de Zaporijjia. C’est une annonce lourde de sens à la fois diplomatique et symbolique dans un conflit où les canaux directs sont gelés depuis plus de six ans.
La dernière rencontre entre Zelensky et Poutine remonte à décembre 2019, à Paris, dans le cadre du format Normandie. Depuis, la relation s’est figée dans une hostilité totale, transformée en guerre ouverte à partir du 24 février 2022. Depuis cette date, toute tentative de dialogue s’est organisée par intermédiaires, notamment via les États-Unis, la Turquie, ou plus récemment les Émirats arabes unis.
La volonté affichée de Kiev de renouer un canal direct ne relève donc pas d’un geste de courtoisie diplomatique, mais d’un calcul stratégique assumé. Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiha, interrogé par European Pravda, seule une discussion au plus haut niveau permettrait de trancher les dossiers que les négociateurs techniques n’arrivent pas à résoudre.
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