Selon les chiffres de l’Agence de la dette fédérale, la charge annuelle d’intérêts de la dette belge passerait de 12,2 milliards d’euros en 2026 à 20,9 milliards en 2030, soit une hausse de plus de 70 % en quatre ans. Rapportée au PIB, elle grimperait de 1,9 % à près de 2,8 %, revenant à des niveaux inconnus depuis le début des années 2000.
Pendant près de dix ans, la Belgique a profité d’un environnement financier exceptionnellement favorable. Des taux bas, parfois négatifs, ont rendu la dette largement indolore. Mais cette période se referme progressivement. À court terme, la situation reste maîtrisée. La dette belge, autour de 105 à 110 % du PIB selon les scénarios, demeure soutenable, notamment grâce à une maturité moyenne des emprunts proche de dix ans et à un accès fluide aux marchés financiers. Mais l’équilibre est fragile.
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