Les grandes manœuvres autour de l’avenir de Belfius s’accélèrent, nous apprend La Libre ce vendredi. À la demande du ministre des Finances Jan Jambon, la banque publique prépare l’ouverture de son capital, détenu à 100 % par l’État. Lors de la présentation des résultats semestriels, son CEO Marc Raisière a confirmé que le dossier avançait rapidement : « Nous travaillons intensivement depuis mi-juillet, après une lettre de la SFPI nous demandant de préparer une opération d’ouverture du capital. »
L’objectif est de céder entre 20 et 25 % du capital, probablement sous la forme d’un placement privé. Pas question, en revanche, de relancer le scénario d’une introduction en Bourse, un temps envisagé mais abandonné face à la volatilité des marchés. Raisière insiste : « Ce sera à l’actionnaire, l’État, de décider. » Mais le conseil d’administration privilégie la piste d’investisseurs de moyen et long terme, capables de soutenir la stratégie sans remettre en cause la stabilité de l’actionnariat public majoritaire.
L’État doit financer la Défense
Ce dossier répond à une priorité budgétaire : trouver de nouvelles recettes, notamment pour financer la Défense. En parallèle, Belfius versera à l’État un dividende supplémentaire de 500 millions d’euros cette année, portant à près de 4 milliards le total reversé depuis 2012, soit l’équivalent de la somme injectée à l’époque pour sauver Dexia.
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