Les autorités néerlandaises mettent la pression sur les réseaux sociaux à l’approche des élections
Publié par Lode Goukens
Les autorités néerlandaises convoquent le 15 septembre des entreprises de médias sociaux telles que Facebook, Snap, X et TikTok pour une réunion. Lors de celle-ci, l’Autorité des Consommateurs et des Marchés (ACM), qui est en principe responsable de la concurrence loyale et de la protection des consommateurs, imposera une série de règles à une douzaine d’entreprises en vue des élections législatives du 29 octobre. Les douze entreprises devront commencer à nettoyer les messages des utilisateurs. Cela ressemble fortement à de la censure et viendrait, selon les informations, de l’Union européenne.
Qu’un service public exerce une telle pression sur les entreprises est inédit, surtout à l’approche d’élections. Du moins, cela n’avait jamais été fait de manière aussi ouverte. Le communiqué de presse du 13 août précise les objectifs :
« Ces obligations concernent par exemple la lutte contre les contenus illégaux incitant à la haine, les ingérences étrangères malveillantes et la désinformation autour des élections sur leurs plateformes. »
Les autorités feront cela lors d’une table ronde avec douze grandes plateformes en ligne, la Commission européenne, d’autres régulateurs concernés et des ONG. L’intention est de sévir contre les douze entreprises si elles diffusent de la « désinformation » ou des « messages de haine illégaux ». On ne sait pas exactement quelles entreprises seront impliquées, l’ACM n’ayant mentionné que Snap, X, Facebook et TikTok.
Sur le site de la Commission européenne figure depuis le 25 juillet 2025 une liste complète comprenant : AliExpress, Amazon, Apple, Pornhub, Booking.com, Google (avec YouTube), Shein, LinkedIn, Meta (avec Facebook, Instagram et WhatsApp), Microsoft, XNXX, Pinterest, Snap, Stripchat, TikTok, X, Temu, XVideos, Wikipedia et Zalando. L’entreprise derrière le site de webcams Stripchat a contesté son inscription sur cette liste fin 2024 devant la Cour de justice de l’UE à Luxembourg, mais l’affaire est toujours en cours.
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