Deux partis, deux langues, une même crise existentielle. Tant Ecolo du côté francophone que Groen en Flandre traversent une période d’introspection douloureuse. Les Verts belges, jadis porteurs d’un message de renouveau démocratique et écologique, semblent aujourd’hui prisonniers d’un double vertige : celui de leur identité et celui de leur leadership. Cette crise, profonde et simultanée, fait planer sur la famille écologiste une question que d’aucuns pensaient impensable il y a dix ans : et si le cycle de l’écologie politique belge touchait à sa fin ?
- Écolo, le vert qui pâlit
Chez Écolo, on parle à voix basse d’un « moment charnière ». Depuis la démission inattendue du tandem Marie Lecocq et Samuel Cogolati, le parti francophone cherche désespérément un nouveau cap — et surtout, un duo prêt à l’incarner. Le vide est tel que, à deux semaines de la date limite de dépôt des candidatures à la coprésidence (25 janvier), aucun nom officiel n’a encore été annoncé.
Le quintet de transition — Sarah Schlitz, Saskia Bricmont, Zakia Khattabi, Bénédicte Linard et Stéphane Hazée — assure l’intérim, tentant de donner l’image d’un parti apaisé. Mais sous la surface, la fébrilité est palpable. L’échec politique de 2024, couplé à un leadership désincarné, a laissé des blessures profondes. Certains lancent des noms comme des ballons d’essai, par exemple celui du ministre bruxellois Alain Maron. D’autres, plus nombreux, espèrent que Stéphane Hazée lui-même prenne ses responsabilités. Mais le député wallon, vu par beaucoup comme la seule planche de salut, refuse pour l’instant de jouer les pompiers de service.
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