À seulement 24 ans, la princesse héritière Élisabeth de Belgique franchit une nouvelle étape dans la préparation de son futur règne. Cette semaine, pour la première fois, elle a été associée à deux audiences royales réunissant des responsables politiques internationaux de premier plan, marquant une évolution significative dans son apprentissage institutionnel.
Mardi, au palais royal de Bruxelles, la princesse a assisté, aux côtés de son père le roi Philippe, à l’audience des dirigeants des trois principales institutions de l’Union européenne : Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, António Costa, président du Conseil européen, et Roberta Metsola, présidente du Parlement européen. Cette rencontre précédait la traditionnelle réception de Nouvel An du couple royal à destination des institutions européennes, Bruxelles demeurant leur capitale politique.
Si le roi Philippe et la reine Mathilde présidaient la cérémonie officielle, une audience plus restreinte a permis des échanges directs avec les dirigeants européens. La présence de la princesse à ce moment plus informel, mais à forte portée symbolique, n’est pas anodine. Elle témoigne de la volonté progressive de l’associer aux dossiers européens et aux enjeux diplomatiques majeurs qui structurent la vie politique belge.
Une formation progressive à la royauté
Actuellement étudiante à Harvard où elle achève un master en politiques publiques après une formation à Oxford en histoire et sciences politiques, Élisabeth profite de chacun de ses retours en Belgique pour s’immerger dans les réalités du pouvoir. Déjà sous-lieutenant dans l’armée, l’héritière se familiarise peu à peu avec les équilibres institutionnels et les codes de la diplomatie internationale.
Cette semaine se poursuivra jeudi avec une seconde audience, cette fois consacrée à l’OTAN, au château de Laeken, en présence du secrétaire général de l’Alliance atlantique Mark Rutte. Là encore, la participation d’Élisabeth s’inscrit dans sa formation progressive, concrète et assumée à ses futures responsabilités de chef des armées.
Si la princesse avait déjà pris part par le passé à des événements internationaux ou à des réceptions honorant d’anciens dirigeants, comme Barack Obama, ces audiences constituent ses premières rencontres officielles avec des responsables politiques actuellement en fonction. C’est un signal discret, mais fort, de la manière dont la monarchie belge prépare la relève.
Harrison du Bus
(©PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI)