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Quand France Inter fantasme sur la fin du capitalisme

par Harrison du Bus
Photo by Franck Castel/ABACAPRESS.COM

La chronique diffusée sur France Inter de la Belge Charline Vanhoenacker (photo) à l’occasion de l’intronisation de Bernard Arnault à l’Académie des sciences morales et politiques se voulait railleuse, irrévérencieuse, conforme au ton désormais classique de la satire radiophonique sur le service public. Elle a surtout révélé autre chose : une désinvolture idéologique troublante, là où l’humour est censé désamorcer, lorsque là il exprime crûment un désir politique.

Sous couvert de moquerie, Charline Vanhoenacker déroule un récit où la réussite économique devient obscène par nature, où la concentration de richesses est assimilée à une anomalie quasi pathologique, et où l’effondrement du capitalisme est évoqué sur le mode du regret amusé. Le passage le plus révélateur survient lorsqu’elle imagine un incident frappant l’assemblée des grandes fortunes réunies sous la Coupole : « La fin du capitalisme sans révolution. Pardon, je rêve à voix haute. » La phrase est lancée comme une boutade. Elle ne l’est pas.

Une jubilation qui dépasse le registre comique

Dans la tradition satirique française, l’exagération sert à révéler les travers du pouvoir. Mais ici, l’ironie ne vise plus un abus précis, une connivence ou une contradiction, elle désigne une catégorie humaine — les chefs d’entreprise, les détenteurs de capital — comme un bloc homogène dont la disparition serait, sinon souhaitable, du moins divertissante.

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