Le gouvernement espagnol s’apprête à lancer un plan de régularisation de grande ampleur qui pourrait concerner jusqu’à 500.000 migrants en situation irrégulière. Présentée par l’exécutif de gauche comme un levier économique et social, la mesure soulève déjà de nombreuses interrogations quant à son opportunité, ses modalités et ses conséquences à moyen terme.
Selon la ministre de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz, les personnes présentes sur le territoire espagnol depuis au moins cinq mois et arrivées avant le 31 décembre 2025 pourront introduire une demande de régularisation entre avril et fin juin. Une fois régularisées, elles seraient autorisées à travailler dans tous les secteurs et sur l’ensemble du territoire, sans restriction géographique ou professionnelle.
Besoin de main d’oeuvre
Le gouvernement justifie cette initiative par les besoins de main-d’œuvre de l’économie espagnole, qui affiche de bonnes performances, et par la volonté de « reconnaître une réalité existante ». Un discours qui peine toutefois à convaincre ses détracteurs, lesquels y voient surtout un signal politique fort, susceptible d’encourager de nouvelles arrivées irrégulières dans un pays déjà sous pression migratoire.
Abonnez-vous pour lire l'article en entier.
Apportez votre soutien à la rédaction de 21News en souscrivant à notre contenu premium.