L’Espagne s’apprête à lancer l’une des plus vastes opérations de régularisation migratoire de son histoire récente. Par un real decreto, le gouvernement de Pedro Sánchez (photo) prévoit d’accorder un titre de séjour et de travail à environ 500.000 personnes en situation irrégulière, présentes sur le territoire espagnol. Une décision à forte portée administrative, sociale et économique, mais aussi profondément politique, dans un contexte de fragilité parlementaire persistante.
Le choix du décret gouvernemental permet à l’exécutif de contourner un passage au Congrès, où l’absence de majorité stable rend l’adoption de textes sensibles particulièrement incertaine. Cette voie juridique n’est pas inédite en Espagne, mais elle confère à la mesure un caractère d’urgence et d’exception assumé.
La dernière opération comparable remonte à 2005, sous le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, et avait concerné plus de 570.000 personnes. Depuis, aucun exécutif n’avait engagé une régularisation d’une telle ampleur.
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