À Washington, l’heure n’est plus aux déclarations de principe mais aux calculs lourds de conséquences. Alors que les États-Unis déploient une puissance militaire inédite autour de l’Iran, Donald Trump se retrouve confronté à un choix qui pourrait définir non seulement son second mandat, mais l’équilibre stratégique du Moyen-Orient pour les années à venir. Entre démonstration de force, intervention ciblée et crainte d’un conflit sans fin, la tentation de l’action se heurte désormais à la peur de l’irréversible.
Instinctivement méfiant à l’égard des grandes aventures militaires, Donald Trump a pourtant développé une confiance croissante dans l’efficacité des opérations courtes et décisives. L’exfiltration spectaculaire de Nicolás Maduro au Venezuela et les frappes ciblées menées l’an dernier contre des installations nucléaires iraniennes ont renforcé chez lui la conviction centrale que la force, si elle est massive et brièvement employée, peut produire des résultats politiques sans enlisement.
C’est cette grille de lecture qui nourrit aujourd’hui sa réflexion sur l’Iran. Le régime apparaît affaibli, ses relais régionaux amoindris, son programme nucléaire sous pression et sa légitimité interne sévèrement entamée par la répression de manifestations d’une ampleur inédite. Aux yeux du président américain, l’opportunité est peut-être historique de frapper maintenant, alors que Téhéran semble au plus bas.
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