Le Foyer anderlechtois, une des plus importantes sociétés de logement social de la capitale, traverse une zone de fortes turbulences. Une information judiciaire est désormais ouverte à la suite d’une plainte déposée par l’institution elle-même, après la réception d’une lettre anonyme évoquant de possibles faits de corruption et de malversations internes. Si, à ce stade, aucune culpabilité n’est établie, l’affaire met en lumière des dysfonctionnements internes, une communication défaillante et un climat de suspicion que reconnaît elle-même la vice-présidente du Foyer, Marcela Gori.
Tout commence le 18 décembre dernier. Une lettre anonyme, adressée à plusieurs responsables politiques anderlechtois ainsi qu’au procureur du Roi, dénonce des pratiques suspectes au sein du Foyer. Les accusations portent principalement sur une relation financière entre une employée et une candidate locataire, laissant entendre que de l’argent aurait été versé pour faciliter l’accès à un logement social.
Selon les révélations de La Libre, 17 virements bancaires, effectués entre février 2022 et juin 2024, représentent un total d’environ 7.000 euros. L’employée concernée reconnaît l’existence de ces transferts mais affirme qu’il s’agit de remboursements de prêts personnels, une version partiellement étayée par des virements en sens inverse. Un paiement comportant la mention « loyer » suscite toutefois des interrogations.
Une situation rendue plus sensible par des liens familiaux
L’affaire prend une dimension supplémentaire lorsqu’il apparaît que la sœur de cette employée — collaboratrice du président du Foyer, Lotfi Mostefa (PS) — serait intervenue pour aider la candidate locataire dans certaines démarches sociales, notamment l’obtention d’une adresse de référence auprès du CPAS, un élément clé dans le calcul des points donnant accès au logement social.
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