« Le cas Ahmed El Khannouss » ; « Vaste programme ! » se serait exclamé le Général de Gaulle (carte blanche)
Figure controversée de la vie politique molenbeekoise, Ahmed El Khannouss fait l’objet d’une charge frontale dans cette carte blanche signée Mohammed Benazzouz. L’auteur y retrace un parcours qu’il juge marqué par les renoncements, les ambiguïtés idéologiques et une pratique du pouvoir locale en décalage avec les promesses de transparence et de gouvernance formulées en campagne.
Publié par Contribution Externe
Résumé de l'article
Dans ce texte très offensif, Mohammed Benazzouz revient sur la trajectoire politique d’Ahmed El Khannouss, aujourd’hui président du CPAS de Molenbeek-Saint-Jean. Il y décrit une succession de positions jugées contradictoires, évoque des engagements passés controversés et critique sa manière d’exercer ses responsabilités locales, notamment en matière de gouvernance et d’emploi. L’auteur oppose cette approche à celle d’autres responsables politiques bruxellois et accuse El Khannouss d’incarner une pratique du pouvoir davantage fondée sur la posture et la polémique que sur des résultats concrets.
Des années avant de se vassaliser, après un acte de contrition et une lettre d’excuses, par opportunisme - d'aucuns utiliseront le synonyme francarabe "khobzisme" - à la bourgmestre empêchée de Molenbeek-Saint-Jean, remisant au placard toute la virulence avec laquelle il qualifiait publiquement cette dernière, « tyrannique et despotique », et son action. Ahmed El Khannouss étant surnommé, lui, en retour « le petit diable qui sort de sa boîte, qui répand une petite fake news et puis qui rentre dans sa boîte » par Mme Moureaux…
Eh bien, des années auparavant, ce monsieur, si prompt à s’indigner contre un extrémisme de droite qu’il soupçonne chez quiconque ne partage pas sa vision de la société, aura tour à tour excellé dans des prises de position reliées par des points communs que je vous laisse déduire : fervent soutien de l’imam Toujgani, manifestation auprès d’organisations douteuses appelant au meurtre des Juifs en plein cœur de Bruxelles, défenseur d’Oussama Atar, présence à Tripoli pour une conférence en plein printemps arabe, négation du génocide des Arméniens… Et jusqu’à un temps très récent, « avocat » des binationaux condamnés pour criminalité organisée, délits sexuels ou homicides les jugeant dignes d’être citoyens belges et qualifiant leur déchéance de nationalité d’inique...
Nombre de ces méfaits qu’il qualifierait lui-même de nauséabonds lui vaudront une exclusion du cdH en 2022 par Maxime Prévot. Le « El Khannouss nouveau », débarrassé de ses oripeaux humanistes et paré d’une virginité factice, accède à la tête du CPAS de Molenbeek-Saint-Jean peu après le Beaujolais nouveau, un jour funeste du mois de décembre 2024 sous une nouvelle étiquette (MOLENBEEK AUTREMENT - MOLENBEEK ANDERS). Le cépage, lui, demeure inchangé, sans rondeur, râpeux, titré à 9,39% (des voix) et cognant violemment le crâne les lendemains d’élections car M. El Khannouss est à l’image des Shadoks, contraints de pomper après avoir fabriqué une machine ne fonctionnant pas… « Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche » était leur devise… Pomper, brasser du vent, invectiver - de « triste sire », le plus souvent – ses contradicteurs au risque que son impuissance et son manque d’imagination ne soient mis à jour. Lui qui promettait transparence, bonne gouvernance et sécurité durant la campagne des communales en 2024.
Pour s’en convaincre, je vous invite à visionner le débat dans l’émission « Bonsoir Bruxelles » de ce 13 janvier 2026 sur BX1 entre M. David Weytsman, Président du CPAS de la Ville de Bruxelles et M. El Khannouss qui vous révélera deux conceptions diamétralement opposées de la fonction de président de CPAS. D’un côté, un homme, David Weytsman, imperturbable, stoïque, maîtrisant son discours et ses dossiers, libéral, volontariste et faisant preuve d’ingéniosité. De l’autre, M. El Khannouss, pompant façon Shadok, accusant l’Arizona et concluant « il n’y a pas assez d’emplois ». Pointer l’Arizona en votant, avec les communistes du PTB, et en n'assumant pas de taxes supplémentaires et de mesures qui pénalisent travailleurs, commerçants et propriétaires à Molenbeek-Saint-Jean… « Le petit diable qui sort de sa boîte… ».
Il y a quelques temps, notre sujet exprimait son mécontentement face au changement de nom du VLD qui s’appelle désormais « Anders », rappelant celui de son mouvement à Molenbeek. Je lui conseille un ripolinage de la façade son parti en « MOLENBEEK EN PIRE – MOLENBEEK SLECHTER », plus proche de la réalité de son action.
Mohammed Benazzouz, membre du Bureau politique MR à Molenbeek-Saint-Jean