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L’Europe face à ses fautes : le constat sans détour de Bart De Wever

par Harrison du Bus
Ronny HARTMANN / AFP

Les mots sont rares, chez les dirigeants européens en exercice, lorsqu’il s’agit de reconnaître des erreurs structurelles. Plus rares encore lorsqu’ils sont formulés sans précaution oratoire, sans langage technocratique, et sans se réfugier derrière l’abstraction bruxelloise. En marge de l’événement The Future of Europe, organisé par De Tijd et L’Echo, le Premier ministre belge Bart De Wever a livré une intervention d’une franchise inhabituelle, dessinant le portrait inquiet d’une Europe stratégiquement affaiblie, idéologiquement aveuglée et désormais exposée.

Se disant « profondément pro-américain », Bart De Wever n’a pourtant pas cherché à masquer sa lucidité sur l’état réel des relations avec Washington. Sa rencontre avec Donald Trump l’a convaincu que l’alliance atlantique ne va plus de soi. Une alliance, a-t-il rappelé, suppose des lignes rouges, du respect mutuel et la certitude que les partenaires ne se menacent pas eux-mêmes.

Or, selon De Wever, Donald Trump ne croit pas à l’Europe comme projet politique. Lorsqu’il dit aimer l’Europe, il parle de pays isolés, fragmentés, dépendants — non d’un bloc capable de peser face aux États-Unis. Cette préférence pour une Europe divisée est tout sauf anecdotique, elle révèle une vision du monde fondée non sur les alliances, mais sur les rapports de force directs.

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