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Iran : Reza Pahlavi, une véritable alternative démocratique aux Mollahs (Analyse)

par Nicolas de Pape

Après une éventuelle chute de la République islamique d’Iran, la question d’une transition stable vers la démocratie se posera avec acuité. Certains experts, journalistes et figures de la diaspora estiment que Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, pourrait jouer le rôle d’un garant symbolique de l’unité nationale et d’un chef de transition non autoritaire, à l’image du roi Juan Carlos en Espagne après Franco. Décodage.

Reza Pahlavi, l’homme providentiel pour la transition en Iran ? Certains estiment que Pahlavi serait trop marqué par l’héritage autoritaire de son père, pas assez charismatique ou encore entaché par sa proximité avec des puissances étrangères, États-Unis et Israël notamment.

Pointons toutefois les nombreux atouts du fils héritier du shah d’Iran renversé en 1979 par l’Ayatollah Khomeiny.

D’ailleurs, y a-t-il une vraie alternative ?

  • Une vision explicitement démocratique et non autoritaire

Reza Pahlavi a clairement exprimé à de nombreuses reprises sa volonté d’instaurer la démocratie en Iran et de ne pas restaurer une monarchie absolue. Lors d’entretiens, il insiste sur le fait que « ce n’est pas une question de restauration [de la monarchie] », mais de permettre aux Iraniens de choisir librement leur avenir. Interrogé par le Council on Foreign Relations sur son éventuelle accession au pouvoir, il a ainsi répondu qu’il ne compte pas “être candidat pour diriger” le pays une fois le régime tombé, mais qu’il se voit comme un facilitateur de la transition vers la démocratie. Son rôle serait d’organiser la transition (élections libres, rédaction d’une nouvelle constitution, etc.) plutôt que d’exercer lui-même le pouvoir.

Pahlavi soutient la tenue d’une Assemblée constituante élue, suivie d’un référendum sur la nature du futur régime, monarchie ou république, laissant le choix final au peuple iranien. « Tout ce que je peux dire, c’est que la forme finale [du régime] sera issue d’un processus démocratique », déclarait-il déjà en 2024. De même, il a explicitement affirmé que « la question de savoir si l’avenir de l’Iran sera une monarchie constitutionnelle ou une république ne dépend pas de moi. Ce sera au peuple, lors d’un référendum libre, d’en décider. » Cette position répond directement aux craintes d’une restauration autoritaire : Pahlavi ne cherche pas à devenir shah, mais à garantir un processus d’auto-détermination du peuple iranien.

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