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Anders : une renaissance de marque, mais une ligne toujours en suspens

par Harrison du Bus
BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

En se rebaptisant Anders, l’Open VLD tente un redémarrage spectaculaire après une décennie de déclin électoral et stratégique. Le geste est rationnel sur le plan de la visibilité et de la communication politique. Il ne règle toutefois pas la question centrale : quelle place un parti libéral flamand peut-il encore occuper dans un paysage dominé, à droite, par la N-VA, et structuré par des thèmes que les libéraux ont longtemps sous-estimés ? Anders naît ainsi avec un paradoxe constitutif : afficher la rupture sans encore en assumer pleinement le contenu.

Dans les faits, Anders n’est pas un nouveau parti mais une refonte de l’ex-Open VLD, portée par son président Frédéric De Gucht (photo), en fonction depuis trois mois. Le choix d’accélérer la mue, alors qu’elle était initialement prévue plus tard, traduit une volonté claire de rompre rapidement avec une marque devenue trop lourde à porter après vingt-cinq ans de participation au pouvoir, souvent perçue comme erratique, et après l’érosion provoquée par la période Vivaldi.

Le nouveau nom vise d’abord à recréer de l’attention et à signaler une discontinuité nette avec le passé. Anders promet une autre manière de faire de la politique, sans tabous ni dogmes, sur une page présentée comme blanche. Mais pour l’instant, cette promesse relève davantage du registre symbolique que d’un repositionnement idéologique assumé. Le contenant est là, le contenu reste à stabiliser.

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