De passage en France, le philosophe américain Peter Boghossian (photo) n’est pas venu en observateur distrait. Connu aux États-Unis pour ses critiques du wokisme, son travail sur la pensée critique et ses enquêtes sur la dérive idéologique de certaines institutions universitaires, il est venu écouter, rencontrer, comprendre. Ce qu’il dit aujourd’hui du pays est moins un pamphlet qu’un diagnostic sévère, tel qu’il l’a exposé dans un entretien accordé récemment au Figaro.
Ce diagnostic, Boghossian le formule sans détour : beaucoup d’Américains ne croient plus à la survie de la France telle qu’elle existe aujourd’hui, d’ici la fin du siècle. Non par anti-francisme, mais par observation froide de tendances qu’ils jugent lourdes, durables et, surtout, refusées par le débat public européen.
Le déni comme cœur du problème
Au centre de son analyse se trouve l’idée simple mais explosive dans le contexte français qu’on ne peut résoudre un problème que l’on refuse de nommer. Pour Boghossian, l’immigration — et plus précisément l’immigration islamique — n’est pas seulement une question quantitative ou économique, mais une question démographique, culturelle et civilisationnelle, traitée en Europe sous un régime de tabou moral.
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