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Après New START, l’entrée dans un âge nucléaire plus instable

par Harrison du Bus
Belgaimage

Ce jeudi 5 février marquera bien davantage que l’expiration d’un traité. Avec la fin de New START, dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur leurs arsenaux stratégiques, c’est tout un système de régulation nucléaire hérité de la guerre froide qui s’effondre. Et avec lui, l’illusion qu’une certaine discipline stratégique survivrait aux crises géopolitiques actuelles.

Les États-Unis et la Russie détiennent encore ensemble près de 87 % des armes nucléaires mondiales. Depuis 2010, New START plafonnait leurs ogives déployées, limitait missiles et lanceurs, et surtout imposait un mécanisme continu de transparence : inspections sur site, échanges de données, notifications quasi quotidiennes. À partir de cette semaine, plus rien de tout cela n’existe.

Un traité imparfait, mais essentiel

Signé par Barack Obama et Dmitri Medvedev, New START n’était ni un acte de désarmement moral, ni un geste de confiance naïve. Il reconnaissait la réalité de la dissuasion, tout en cherchant à éviter ses dérives les plus dangereuses.

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