"Molenbeek, émirat en gestation", selon Kamel Daoud
Publié par Rédaction
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Kamel Daoud, écrivain et chroniqueur algérien renommé, s’est imposé comme l’une des voix les plus singulières de la francophonie. Prix Goncourt du premier roman (2015) pour Meursault, contre-enquête, Goncourt 2024 pour Houris, il multiplie depuis les analyses sur l’islam, l’Occident et les fractures identitaires. Dans sa tribune hebdomadaire publiée par Le Point, il tourne cette fois son regard vers la Belgique.
Son constat est sévère : à travers Molenbeek, Bruxelles incarne désormais un symbole de démission collective et d’entrisme islamiste. L’affaire récente d’une salle de prière clandestine dans une école publique illustre, selon lui, une dérive faite de déni, de communautarisation et de pressions idéologiques. Pour Daoud, la capitale belge ne se résume plus au siège de l’Europe ; elle se double d’un autre centre, Molenbeek, perçu comme un « émirat » en gestation, miroir des inquiétudes occidentales sur la perte de territoires.
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