« 2025 risque d'être une année catastrophique pour le secteur de la construction et de l'industrie » (Kris Luckx)
Publié par Lode Goukens
Sommaire
- Les coûts élevés de l'énergie pénalisent l'industrie
- « Les entreprises hésitent à investir »
- « Je ne vois pas ce que l’Europe peut nous offrir pour inverser la tendance »
- « Les changements constants et les contestations des permis fragilisent la sécurité juridique »
- « L'État s'occupe de trop de détails »
Dans le domaine de la construction industrielle, l'inquiétude se fait sentir. Kris Luckx, directeur général et propriétaire de l’entreprise IBS Bouw à Melsele, n’y va pas par quatre chemins : « J’ai l’impression que 2025 ne sera pas une bonne année. » Entretien.
Kris Luckx, entrepreneur général spécialisé dans le segment industriel, insiste sur la particularité de son activité : « Je n’aime pas qu’on utilise le terme ‘construction industrielle’. Ne me comparez donc pas à Willy Naessens, pour qui j’ai beaucoup de respect. Chez nous, chaque projet est unique et nécessite un travail sur mesure. Par exemple, sur le site du craqueur d’éthane d’Ineos, nous réalisons une construction extrêmement complexe. »
21News : La construction est-elle encore le baromètre de l’économie ?
Kris Luckx : Nous dépendons des investissements des autres. Si les entreprises cessent d’investir, il faut se poser la question : pourquoi ? La construction comme baromètre ? Je pense que c’est l’inverse. Nous suivons les tendances avec un certain retard. Les bureaux d’études sont les véritables baromètres : ils signalent depuis longtemps qu’aucun nouveau projet n’arrive. Les alarmes se multiplient, tant chez les architectes individuels que chez les acteurs majeurs spécialisés dans les grands projets.
Les coûts élevés de l'énergie pénalisent l'industrie
21News : Quelles en sont les conséquences ?
K.L. : Tout le monde se concentre davantage sur l’entretien et la durabilité. Mais les projets d’investissements majeurs subissent des retards. En début d’année, nous pouvons généralement estimer l’évolution du carnet de commandes en fonction des budgets de nos clients. Je crains qu’en février ou mars, le message soit : « Ne vous attendez pas à grand-chose cette année. »
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