Une tempête hivernale d’ampleur exceptionnelle balaie les États-Unis depuis le week-end dernier, combinant neige lourde, pluies verglaçantes et froid polaire sur un axe gigantesque allant du Sud et des Plaines jusqu’au Nord-Est. Les chiffres donnent la mesure du choc : plus de 180 à 213 millions de personnes se sont retrouvées sous une forme d’alerte météo, tandis que près d’un million de foyers ont été privés d’électricité au pic de l’épisode selon les outils de suivi des coupures. Sur le plan aérien, le pays encaisse l’un des plus grands épisodes de perturbation depuis la pandémie avec près de 18.000 vols annulés entre samedi et lundi et des journées culminant à plus de 11.000 annulations en 24 heures.
La tempête – désignée comme Winter Storm Fern – a déclenché une cascade de décisions d’urgence telles que des états d’urgence déclarés dans une vingtaine d’États et à Washington DC, des fermetures préventives de services publics et de bureaux fédéraux ou la bascule de certains systèmes scolaires en enseignement à distance. Le bilan humain, lui, reste évolutif mais les sources évoquent au moins 7 à 13 morts selon les décomptes et le degré d’attribution aux conditions météo, avec des décès liés à l’hypothermie dans plusieurs États du Sud, des morts « d’exposition » au froid au Texas, et plusieurs personnes retrouvées dehors à New York alors que les températures plongeaient.
Une tempête hors normes par sa géographie et sa nature météorologique
Ce qui rend cet épisode singulier n’est pas seulement l’intensité locale, mais la largeur du front : des zones peu habituées à la glace (Louisiane, Mississippi, Tennessee, Géorgie) ont été touchées au même moment que des régions coutumières des hivers durs (Minnesota, Dakotas, Nord-Est). Le National Weather Service a insisté sur cette combinaison rare de neige, de grésil, de pluie verglaçante, puis de refroidissement durable derrière le front, rendant la fonte lente et compliquant la remise en état.
Le phénomène s’explique par un vortex polaire dont les vents se sont affaiblis et étirés, laissant l’air arctique se déverser plus au sud. Lorsque cet air très froid rencontre un air plus humide et plus doux, les systèmes dépressionnaires se structurent et les précipitations se diversifient : neige au nord, mais aussi pluie verglaçante au sud – l’un des pires scénarios, car elle transforme routes, ponts, lignes électriques et végétation en surfaces ou masses de glace lourde.
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