Iran : la guerre secrète du Mossad et de la CIA au cœur du régime
Infiltrations humaines, sabotages technologiques, recrutements dans la diaspora, rivalités internes : depuis des décennies, les services israéliens et américains tissent au cœur de l’Iran un maillage clandestin d’une rare densité. À mesure que la pression militaire et diplomatique s’intensifie, cette guerre de l’ombre apparaît comme l’un des fronts décisifs de la confrontation entre la République islamique et ses adversaires.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
L’affrontement entre l’Iran et ses adversaires se joue autant dans l’ombre que sur la scène diplomatique. Depuis des décennies, les services israéliens et américains ont construit des réseaux humains au sein du pays, exploitant rivalités internes, diasporas et fractures sociales. Cette pression constante alimente la méfiance du régime et nourrit une guerre clandestine où renseignement, sabotage et influence façonnent l’équilibre stratégique régional.
La guerre contre l’Iran ne se joue pas seulement dans les chancelleries, ni même dans les airs. Elle se mène depuis longtemps dans la profondeur du régime, à bas bruit, à hauteur d’hommes. Satellites, interceptions, cyberattaques, tous ces outils ont leur efficacité mais le cœur du dispositif reste humain.
Depuis les années 1990, les services israéliens et américains ont progressivement construit des réseaux de sources et d’agents au sein même de la société iranienne. Le recrutement obéit à des méthodes éprouvées, typiquement le repérage d’une cible, la construction d’une relation, l'activation. Étudiants, ingénieurs, membres de minorités marginalisées, militaires frustrés, figures du clergé en rupture ou membres de la diaspora deviennent autant de points d’entrée possibles.
La diaspora iranienne, forte de plusieurs millions de personnes, constitue un relais essentiel. Dans certains pays, notamment aux États-Unis et en Israël, elle offre une réserve de compétences linguistiques, culturelles et sociales permettant des infiltrations d’une précision remarquable. Le renseignement technique, notamment celui de l’unité 8200 israélienne, se combine à ce travail humain : réseaux sociaux, communications ciblées, recrutement indirect.
Cette pénétration ne relève pas de l’improvisation. Elle a pris racine grâce au temps long, parfois sur des décennies.
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