Le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, se retrouve de nouveau dans la tourmente. Une deuxième femme l’accuse de harcèlement sexuel, selon des révélations du Guardian. Ces nouvelles allégations, qui remontent à 2009, viennent s’ajouter à une première plainte déposée l’an dernier par une juriste employée directement à la CPI.
La nouvelle plaignante, qui témoigne sous le pseudonyme de « Patricia », était alors une stagiaire non rémunérée dans le cabinet de l’avocat britannique, à l’époque l’un des ténors de la défense devant les tribunaux internationaux de La Haye. Elle affirme avoir été soumise à une « avancée constante » de sollicitations sexuelles, à des attouchements non consentis et à une pression permanente pour céder à des relations intimes. « Il ne devait pas faire ça, il était mon employeur », dit-elle.
Patricia raconte avoir été invitée à plusieurs reprises à travailler seule au domicile de Khan. Elle décrit une situation de dépendance professionnelle : ses frais d’installation étaient à sa charge et elle estimait qu’une lettre de recommandation du futur procureur était cruciale pour sa carrière. Elle a finalement obtenu ce document, qu’elle qualifie aujourd’hui de « pacte avec le diable ».
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