Ukraine : Macron plaide pour un dialogue européen structuré avec Moscou
Le président français Emmanuel Macron souhaite que toute reprise du dialogue avec la Russie se fasse de manière coordonnée entre Européens, avec un cadre clair et un nombre limité d’interlocuteurs. Il souligne toutefois que les premiers échanges techniques récemment rétablis n’ont fait que confirmer, à ce stade, l’absence de volonté de paix du côté russe.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Guerre en Ukraine : le président français Emmanuel Macron plaide pour un dialogue européen "structuré" avec la Russie.
Annonçant dès décembre son intention de renouer un contact direct avec Moscou, largement interrompu depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, le chef de l’État français a envoyé début février son conseiller diplomatique en Russie afin de préparer cette reprise des échanges.
La Russie ne veut pas la paix maintenant
« Qu’ai-je obtenu ? La confirmation que la Russie ne veut pas la paix maintenant. Mais surtout, nous avons pu reconstruire des canaux de discussion à un niveau technique », a expliqué Emmanuel Macron dans un entretien publié mardi par plusieurs journaux européens, dont El País et la Süddeutsche Zeitung.
Le président français affirme vouloir inscrire cette démarche dans un cadre collectif. « Mon souhait est de la partager avec mes partenaires européens et d’avoir une approche européenne bien organisée », a-t-il précisé, estimant que ce dialogue devrait se faire avec « un mandat clair » et « une représentation simple », sans multiplication des interlocuteurs.
Bâtir une nouvelle architecture de sécurité avec la Russie
Emmanuel Macron a également réitéré son opposition à une délégation de ce dialogue aux seuls États-Unis, alors que Washington a repris contact avec Moscou depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. « Notre géographie ne changera pas. Que cela nous plaise ou non, la Russie sera toujours là demain et elle est à nos portes », a-t-il rappelé.
Selon lui, le jour où un accord de paix sera trouvé entre Moscou et Kiev, l’Europe devra de toute façon « bâtir une nouvelle architecture de sécurité avec la Russie ».