La publication, fin janvier, de plusieurs millions de pages supplémentaires issues du dossier Jeffrey Epstein n’a pas refermé une affaire que l’on croyait pourtant figée dans l’horreur et le non-dit. Elle l’a rouverte autrement. Non plus comme un choc judiciaire, mais comme un révélateur politique, médiatique et moral, au cœur duquel se trouve, une fois encore, Donald Trump.
Officiellement, le constat est limpide. Le ministère américain de la Justice affirme n’avoir découvert, dans cette nouvelle livraison d’archives, aucun élément susceptible d’entraîner des poursuites contre le président des États-Unis. Les mentions de son nom, pourtant nombreuses, reposeraient essentiellement sur des signalements anonymes, non corroborés, juridiquement insuffisants. À ce titre, Trump se dit « lavé de tout soupçon ». Une partie de la presse conservatrice reprend cette conclusion comme une absolution définitive.
Mais l’affaire Epstein n’obéit jamais à la logique binaire de la culpabilité ou de l’innocence pénale. Elle se déploie dans une zone intermédiaire, plus inconfortable, où la justice ne tranche pas, mais où le soupçon ne s’éteint pas non plus.
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