Archives du Congo : le bras de fer discret entre Bruxelles, Kinshasa et l’industrie minière mondiale
D'après les renseignements du Financial Times, un différend oppose la Belgique, la RDC et l’entreprise KoBold Metals autour de millions d’archives conservées à Tervuren, devenues stratégiques dans la course mondiale aux métaux critiques.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Au cœur d’un différend entre Bruxelles, Kinshasa et la société KoBold Metals, les archives géologiques issues de la période coloniale belge attisent les convoitises à l’heure de la ruée mondiale vers les minerais critiques. La Belgique refuse d’accorder un accès exclusif à l’entreprise privée malgré un accord avec la RDC, invoquant la nature publique des documents et la souveraineté des données. L’affaire ravive les tensions mémorielles liées au passé colonial tout en révélant les enjeux industriels et géopolitiques majeurs liés au cuivre, au cobalt et au lithium congolais.
Un conflit discret mais structurant se noue autour des archives du Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren. Des millions de documents, notamment géologiques, se retrouvent aujourd’hui au centre d’un affrontement entre la Belgique, les autorités congolaises et la société KoBold Metals, spécialisée dans l’exploration minière assistée par intelligence artificielle.
L’entreprise a conclu un accord avec Kinshasa pour numériser ces données et les intégrer à ses modèles de prospection. Mais l’accès reste limité : les autorités belges considèrent ces archives comme des fonds publics et refusent d’en confier la gestion globale à un acteur privé étranger. Le musée entend mener lui-même la numérisation et organiser ensuite le partage des données.
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