Quand socialisme rime avec complotisme : le MR fustige la communication du PS autour de l’affaire Epstein
Le Mouvement réformateur a vivement réagi, ce lundi, à la publication diffusée durant le week-end par le Parti socialiste sur les réseaux sociaux à propos de l’affaire Epstein. À l’issue de son Conseil, le parti libéral dénonce un message « inacceptable », accusé d’entretenir amalgames et soupçons, et appelle le PS à retirer son contenu et à présenter des excuses publiques.
Publié par Rédaction
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Le Mouvement réformateur condamne fermement un post du PS évoquant l’affaire Epstein, jugé manipulateur et porteur d’amalgames dangereux. Les libéraux dénoncent une communication qui fragilise la confiance dans les institutions et réclament son retrait, tout en appelant à restaurer un débat politique rigoureux, ancré dans les faits et non dans les insinuations.
Dans son communiqué de presse, le MR estime que la publication socialiste franchit une ligne en suggérant des liens et des responsabilités sans base factuelle établie. En invoquant l’affaire Epstein dans un registre politique, le PS contribuerait, selon lui, à alimenter « les théories complotistes » et à installer un climat de suspicion généralisée.
Le parti libéral reproche également aux socialistes d’ignorer des éléments déjà connus du dossier et de privilégier une stratégie d’insinuation plutôt qu’un débat fondé sur des faits vérifiables. À ses yeux, cette méthode affaiblit la confiance dans les institutions et dégrade la qualité du débat démocratique.
Le renvoi vers d’autres figures politiques
Pour appuyer sa critique, le MR rappelle que l’affaire Epstein a déjà éclaboussé plusieurs personnalités politiques internationales, notamment issues de la sphère travailliste européenne. Le communiqué évoque des enquêtes ou soupçons visant certains responsables étrangers, ainsi que la controverse entourant l’ancien ministre français Jack Lang, afin de souligner que le scandale dépasse largement le cadre ciblé par la publication socialiste.
Cette mise en perspective vise à dénoncer ce que les libéraux considèrent comme une communication sélective et orientée, construite davantage pour frapper politiquement que pour informer.
Un refus de retirer la publication
Le MR déplore que le PS ait refusé de supprimer le post incriminé malgré les critiques. Ce maintien serait selon lui révélateur d’une stratégie assumée de confrontation et d’une instrumentalisation d’un scandale criminel à des fins politiques.
Le communiqué évoque une attitude « indigne » d’un parti qui se présente régulièrement comme garant de la morale publique et du bon fonctionnement démocratique. Les libéraux appellent dès lors les socialistes à « retrouver la retenue et la rigueur » attendues d’une formation politique de premier plan.
Défense d’un débat public « fondé sur les faits »
Au-delà de la polémique immédiate, le MR cherche à se positionner comme défenseur d’un débat public qu’il veut rationnel et documenté. Le parti insiste sur la nécessité de distinguer critique politique et insinuations, et affirme vouloir continuer à promouvoir des échanges « vifs mais respectueux de la vérité ».
Dans un contexte politique déjà tendu, cette séquence illustre une fois de plus la crispation croissante entre formations traditionnelles autour de la communication numérique et de l’usage des scandales internationaux dans le débat intérieur.