Les PME demandent un changement de cap clair au sommet européen
Le domaine historique du château d’Alden Biesen sert, ce jeudi, de cadre à un sommet européen informel consacré à l’avenir de l’économie et de l’industrie européennes. Les chefs de gouvernement de l’UE s’y penchent sur la manière de rendre à l’Europe sa compétitivité dans un contexte international de plus en plus dur. Pour Unizo, l’organisation représentant les indépendants et les PME flamands, l’enjeu est particulièrement important.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
À l'approche du sommet d'Alden Biesen, le patronat flamand réclame moins de bureaucratie et demande aux autorités européennes de mieux soutenir les PME.
Selon Unizo, le débat économique en Europe est encore trop souvent mené du point de vue des grandes entreprises, alors que l’économie européenne repose en réalité sur des acteurs plus modestes. « Avec 26 millions d’indépendants et de PME, représentant la quasi-totalité des entreprises et 65 % des emplois, l’Europe dépend fondamentalement des petites entreprises », déclare l’administrateur délégué Bart Buysse (photo).
« Pourtant, les règles européennes partent encore trop souvent de la logique des grands acteurs. Cela entraîne pour les PME une complexité intenable, davantage d’administration et moins de marge pour investir et se développer. »
Les entrepreneurs n’ont pas besoin de davantage de règles, mais de règles claires et prévisibles, applicables immédiatement. Chaque heure gagnée sur l’administration peut être investie dans l’innovation, la numérisation ou la durabilité. – Bart Buysse, administrateur délégué d'Unizo
Ne pas penser plus grand, mais plus intelligemment
Unizo appelle dès lors les dirigeants européens à prendre enfin au sérieux le principe du « Think Small First ». Non pas comme une simple déclaration d’intention, mais comme un principe directeur dans l’élaboration de toute nouvelle réglementation. « Si l’on veut renforcer la compétitivité européenne, il ne faut pas penser plus grand, mais plus intelligemment », affirme Bart Buysse. « Il faut concevoir les règles d’abord pour les PME et les tester en termes de faisabilité, de coût et d’applicabilité. Ce qui est praticable pour une petite entreprise l’est aussi pour une grande. Mais ce qui est trop complexe pour la majorité fragilise l’ensemble de notre économie. »
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