En déplacement à Autun, à l’occasion de l’université d’été du think tank Le Laboratoire de la République fondé par Jean-Michel Blanquer, Bruno Retailleau a choisi de s’approprier un slogan qui circule largement sur les réseaux sociaux : « C’est Nicolas qui paie », relate Le Figaro. Né sur « X », ce mot d’ordre est devenu l’étendard d’une génération de jeunes actifs diplômés qui se disent écrasés par les impôts et les cotisations.
Pour le ministre de l’Intérieur, ce refrain va bien au-delà du buzz numérique : il traduit la colère d’une « majorité silencieuse », ces Français « qui travaillent, qui cotisent, qui ne réclament rien, mais qui ont le sentiment de toujours payer pour les autres ». « Cette France des honnêtes gens, dit-il, ne fait pas de bruit non pas parce qu’elle n’a rien à dire, mais parce que les responsables politiques ne l’écoutent pas. C’est Nicolas qui paie toujours. »
Retailleau a également évoqué une réforme de l’Aide médicale d’État. Pas question de la supprimer, assure-t-il, mais de la réorienter afin de rétablir ce qu’il estime être une justice pour ceux « qui cotisent et qui trinquent ». Un exemple, selon lui, du déséquilibre que ressent une partie des contribuables face à un système social jugé inéquitable.
Interrogé enfin sur la proposition du Premier ministre de supprimer deux jours fériés, le président de LR a tranché : « C’était une erreur. » Promettant de nouvelles propositions, il plaide pour « un système où travailler plus permet réellement de gagner plus », alors que s’ouvre une séquence de concertations politiques à Matignon.
La rédaction, avec Maxence Dozin
(Photo Belgaimage)