La menace se précise. Quelques semaines après l’annonce de Ryanair de réduire fortement ses opérations en Belgique, une liste interne de lignes qui pourraient être supprimées à l’aéroport de Charleroi circule désormais parmi le personnel. Si aucune confirmation officielle n’est parvenue à ce stade, plusieurs destinations européennes sont clairement dans le viseur.
Selon des informations internes à la compagnie, les premières liaisons concernées seraient deux lignes vers la Roumanie (Cluj-Napoca et Lasi), une vers la Pologne (Lodz), l’Espagne (Oviedo), la Finlande (Rovaniemi), le Danemark (Billund) et l’Italie (Catane). À ce stade, la direction de Ryanair n’a pas confirmé cette liste. Du côté de Brussels South Charleroi Airport, on reconnaît toutefois que ces choix correspondent aux craintes exprimées dès le départ, notamment pour les lignes vers l’est de l’Europe.
Les syndicats prudents … et critiques
Pour Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE Aviation, cette évolution n’a rien d’exceptionnel. Réduire la flotte en hiver correspond, selon lui, à un schéma classique chez Ryanair. Le syndicat dénonce surtout une stratégie de « management par la peur », régulièrement utilisée par la compagnie irlandaise pour faire pression sur les autorités. « On fait peur au personnel pour faire pression sur l’État belge et la commune de Charleroi », expliquait-il lors d’une interview avec La Libre. « On utilise les travailleurs comme levier, en leur disant qu’il y aura 1000 licenciements, alors que l’aéroport est en manque d’effectif ! C’est exactement la logique de Ryanair : faire peur pour imposer sa loi ».
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