Alexander De Croo (photo) est de retour sur la scène internationale, mais non plus en tant qu’homme politique belge. Depuis décembre, il dirige le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la plus grande organisation de développement des Nations unies. À un moment où le multilatéralisme est contesté et où les budgets se contractent, il entend démontrer que l’ONU reste pertinente.
Ces derniers mois, le débat sur l’ONU a été ravivé par Donald Trump, peu enclin à défendre la coopération internationale et l’aide au développement. Fait marquant : De Croo ne rejette pas d’emblée les critiques de Trump. « Trump a raison quand il dit que les pays doivent prendre eux-mêmes leur développement en main », déclare-t-il dans un entretien accordé à De Standaard. « Mais cela ne signifie pas : débrouillez-vous seuls. »
L’ONU dos au mur
De Croo reconnaît que l’ONU traverse une période difficile. Les pays donateurs réduisent fortement leurs budgets consacrés au développement. Près d’un quart des financements publics destinés à la coopération au développement a disparu. Même des partenaires traditionnels comme les pays scandinaves freinent leurs contributions. Parallèlement, les critiques sur la lourdeur, la lenteur et la bureaucratie du système onusien se font entendre depuis des années.
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