« Révolutionnaires d’Allah » : LCI exclu Bruno Pomart de l’antenne
Un mot de trop, ou un mot mal compris ? Selon CGTV, la direction de l’information de TF1 a tranché : l’ancien instructeur du RAID n’est plus le bienvenu à l’antenne tant que le doute n’est pas levé.
Publié par Loïc Cotteret
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Résumé de l'article
Selon CGTV, Thierry Thuillier a exclu Bruno Pomart des plateaux de LCI jusqu’à nouvel ordre après sa phrase sur des « révolutionnaires d’Allah » du 17 octobre. L’ancien du RAID nie avoir dit cela, mais le patron de l’information estime le contraire et a saisi le comité d’éthique pour réécouter l’extrait.
Mardi 20 octobre, Thierry Thuillier a réuni les équipes de TF1 et de LCI. Le patron de l’information n’était pas là pour distribuer des félicitations. Parmi ses annonces, une décision a fait l’effet d’un coup de tonnerre : Bruno Pomart, visage familier des plateaux quand il s’agit de commenter la sécurité, disparaît des écrans jusqu’à nouvel ordre. Trois jours plus tôt, la chaîne volait pourtant à son secours. Le revirement est brutal.
Une phrase, deux versions
Tout part du samedi 17 octobre. En direct, l’ancien policier commente les violences survenues en marge des manifestations. Une partie des téléspectateurs croit l’entendre parler de « révolutionnaires d’Allah ». Christophe Moulin propose aussitôt le mot « anarchistes », comme pour rattraper la formule. Bruno Pomart poursuit et évoque des « Che Guevara ratés ».
Les réseaux sociaux s’enflamment. Malek Délégué, éditorialiste politique, interpelle publiquement Thierry Thuillier.
«Les révolutionnaires d’Allah», sur votre antenne, comme ça @ThThuillier ??? Tout est normal ??? https://t.co/r3LpEmMvy7
— Malek Délégué (@MalekDelegue) October 17, 2026
L’intéressé nie en bloc : il aurait seulement parlé de révolutionnaires « à la Che Guevara ». Dans un premier temps, LCI s’aligne sur cette lecture et rappelle que de tels propos contredisent les valeurs de la chaîne.
Le patron ne croit pas à la défense
Selon les informations de CGTV, le dirigeant ne partage pas cette version des faits. Il considère que les mots litigieux ont bien été prononcés. Ce constat fait voler en éclats la ligne défendue par LCI quelques jours plus tôt.
La sanction suit : éviction des plateaux sans date de retour. Thierry Thuillier saisit aussi le comité d’éthique, qui devra réécouter la séquence et l’examiner de près. C’est lui qui donnera le dernier mot sur ce que Bruno Pomart a réellement dit.
Une voix qui compte, donc un risque qui pèse
Sur une chaîne d’information en continu, le consultant n’est pas un figurant. Son parcours au RAID lui donne une autorité que l’antenne exploite pour éclairer les sujets sensibles. Cette crédibilité a un revers : chacune de ses phrases engage la chaîne qui le programme.
En l’écartant, Thierry Thuillier protège l’image de LCI et lance un avertissement à tous ses invités réguliers. Le message est clair : l’expertise ne vaut pas passe-droit. Reste à savoir si cette mise à l’écart sera temporaire ou définitive. Tout dépendra de ce que dira le comité d’éthique.