De Wever : « Je n’ai pas renié mes convictions confédéralistes »
Un an après son arrivée au 16 rue de la Loi, Bart De Wever (N-VA) assure que ses convictions institutionnelles restent intactes. S’il concentre aujourd’hui son action sur les réformes socio-économiques et la discipline budgétaire, le confédéralisme demeure pour lui une conviction politique à long terme. Mais pas pour cette législature.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Dans un entretien au Standaard, le Premier ministre Bart De Wever ne renie pas ses convictions confédéralistes. Mais le pragmatisme doit d'abord l'emporter, poursuit-il.
Dans un entretien accordé à De Standaard, le Premier ministre cherche à dissiper toute idée de double agenda. Il affirme ne pas avoir renoncé à sa vision institutionnelle, tout en rappelant qu’en tant que chef du gouvernement, il est lié par l’accord de coalition. « Je n’ai pas d’agenda caché. Il n’y a pas d’arrière-pensée », insiste-t-il.
Selon lui, la priorité jusqu’en 2029 est exclusivement le redressement socio-économique du pays. Assainissement des finances publiques, réforme des pensions et du marché du travail, renforcement de la compétitivité : telles sont les urgences. Une nouvelle réforme de l’État ne figure pas au programme de cette majorité. Un message clair, notamment à l’attention des partenaires francophones, initialement méfiants face à un Premier ministre issu de la N-VA.
Le confédéralisme reste une conviction
Bart De Wever ne renie cependant pas sa ligne idéologique. Il ne voit aucune contradiction entre un transfert de compétences vers l’Europe et un renforcement de l’autonomie des entités fédérées. « Je ne vois pas d’opposition entre un mouvement vers le haut et un mouvement vers le bas », explique-t-il. Il renvoie ainsi à un principe de subsidiarité : organiser les compétences au niveau le plus efficace. À l’échelle européenne lorsque les économies d’échelle l’exigent, à l’échelle régionale lorsque l’ancrage local prime.
Cette vision correspond à la position traditionnelle de la N-VA : faire évoluer la Belgique vers un modèle confédéral, dans lequel les entités fédérées disposent d’une large autonomie et l’autorité fédérale exerce des compétences plus limitées. Mais, précise-t-il, le calendrier dépendra du contexte politique.
2029 comme possible tournant
Le Premier ministre évoque avec prudence l’année 2029 comme moment charnière potentiel. Cela dépendra beaucoup du résultat des élections, tant en Flandre qu’en Wallonie. Il cite explicitement la situation politique wallonne. Si les électeurs francophones continuent à soutenir des partis réformateurs comme le MR ou Les Engagés, des opportunités pourraient s’ouvrir. En revanche, un retour en force du PS risquerait, selon lui, de recréer un blocage institutionnel.
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