Bruxelles : un nouveau gouvernement qui fragilise profondément DéFI et Ecolo. DéFI pourrait-il disparaître en 2029 ?
La formation du nouveau gouvernement bruxellois rebat les cartes politiques dans la capitale. Si certains partis consolident leur influence, d’autres en sortent clairement affaiblis. Pour DéFI et Ecolo, l’accord conclu constitue une mauvaise nouvelle stratégique majeure, avec des conséquences potentiellement existentielles à moyen terme.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Le nouveau gouvernement bruxellois, qui exclut DéFi et Ecolo, risque de mener ces partis à un profond changement dans la perspective des prochaines élections.
Pour DéFI, la perte de sa présence au gouvernement bruxellois est un coup dur. Le parti perd son unique cabinet ministériel ainsi que la seule majorité exécutive dans laquelle il siégeait encore. Autrement dit, il se retrouve sans levier institutionnel majeur.
Dans un système politique où la visibilité passe largement par l’exercice du pouvoir, cette sortie du gouvernement affaiblit considérablement sa capacité à peser dans le débat public. Sans ministère, sans majorité et avec une représentation limitée ailleurs, DéFI risque d’entrer dans une phase d’invisibilité politique.
À cela s’ajoutent des tensions internes récurrentes. Les divergences stratégiques, notamment autour de la ligne défendue par Olivier Maingain, fragilisent la cohésion du mouvement. L’absence de cap clair et la difficulté à renouveler son leadership compliquent encore la situation. Par ailleurs, la stratégie consistant à attaquer régulièrement le Mouvement Réformateur n’a pas produit les résultats escomptés en 2024, tandis que le refus d’une alliance avec Les Engagés a contribué à isoler davantage le parti.
À moyen terme, la question de la survie même du parti pourrait se poser. Sans rebond rapide, sans repositionnement stratégique et sans incarnation forte, l’échéance électorale de 2029 pourrait devenir un moment critique. Certains élus pourraient être tentés de sécuriser leur avenir politique en rejoignant d’autres formations avant le scrutin. Proche du seuil électoral de 5 %, DéFI n’est pas à l’abri d’un scénario où il perdrait toute représentation parlementaire. Le parti doit d’urgence redéfinir sa ligne et renforcer sa communication s’il veut espérer inverser la tendance — mais le temps joue contre lui.
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