Émeutes en France : la Pologne et la Hongrie dénoncent les « erreurs » migratoires de l’Europe occidentale et assurent qu’ils ne feront pas pareil.
La Pologne et la Hongrie déclarent qu'elles ne feront pas les mêmes erreurs migratoires que certains pays occidentaux après les émeutes en France.
Publié par J.PE
Face aux violences et aux dégradations en France, Donald Tusk et Viktor Orbán défendent des positions fermes sur la sécurité et le contrôle migratoire. Le Premier ministre hongrois estime que les événements français illustrent les raisons pour lesquelles Budapest refuse d’assouplir sa politique migratoire. Varsovie affirme, de son côté, qu’elle ne reproduira pas les erreurs d’autres pays européens.
Les violences qui secouent la France suscitent des réactions au-delà de ses frontières. En Pologne et en Hongrie, les chefs de gouvernement ont profité des événements pour réaffirmer leurs positions en matière de sécurité, de contrôle des frontières et d’immigration. Leurs déclarations mettent en lumière les divergences persistantes entre États membres sur la manière de répondre aux défis sécuritaires et migratoires.
Viktor Orbán : « La Hongrie ne cédera à aucune pression »
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a réagi aux images de violences et de dégradations diffusées depuis la France. Dans un message particulièrement ferme, il évoque la destruction de bâtiments historiques, les blessures de centaines de policiers et d’importants dégâts matériels.
Pour le dirigeant hongrois, ces événements illustrent, selon lui, les risques associés aux politiques migratoires qu’il juge trop permissives.
« Peut-être est-il désormais clair pour tout le monde pourquoi la Hongrie défend l’approche la plus stricte possible en matière de migration, et pourquoi nous n’assouplirons ni la protection de nos frontières ni notre politique migratoire sous quelque pression que ce soit », affirme-t-il.
Viktor Orbán estime également que le sommet européen en cours témoigne d’une évolution des positions au sein de l’Union. Selon lui, une très large majorité de pays européens serait désormais prête à rompre avec les politiques plus permissives du passé. Une appréciation politique qui reste à confronter aux conclusions officielles du sommet et aux positions exprimées par les différents gouvernements.
Le Premier ministre hongrois établit ainsi un lien direct entre les violences françaises et la nécessité, selon lui, de maintenir une politique migratoire restrictive.
« Le vandalisme et la violence sont des crimes »
Dans son message, Viktor Orbán prend également soin de distinguer les manifestations pacifiques des actes violents.
« Les manifestations pacifiques et légales sont une chose ; le vandalisme et la violence en sont une autre. Les premières constituent un droit fondamental ; les seconds sont des crimes graves », souligne-t-il.
Shocking videos and images are coming out of France. Historic buildings have been destroyed, hundreds of police officers have been injured, and enormous material damage has been caused amid the escalating vandalism and violence of recent days.
— Magyar Péter (Ne féljetek) (@magyarpeterMP) October 18, 2026
In the face of this senseless… pic.twitter.com/Pqwpa5v8yl
Le chef du gouvernement hongrois affirme par ailleurs sa solidarité avec la population française. « J’exprime ma pleine solidarité avec le peuple français », conclut-il.
Au-delà de la question migratoire, le dirigeant hongrois place donc son intervention sur le terrain de l’ordre public, de la protection du patrimoine et de la responsabilité des États dans la préservation de la sécurité collective.
Varsovie refuse de « payer pour les erreurs » des autres
En Pologne, le Premier ministre défend une ligne similaire sur la maîtrise des frontières et l’application de la loi.
« La Pologne ne répétera pas les erreurs des autres pays européens et ne paiera pas pour celles-ci », affirme-t-il.
Polska nie powtórzy błędów innych europejskich państw, nie będzie też za nie płacić. Twardo bronimy granicy przed nielegalną migracją, mamy własną politykę azylową (nie przyjmujemy wniosków), deportujemy tych, którzy łamią polskie prawo. W kwestii bezpieczeństwa będziemy…
— Donald Tusk (@donaldtusk) October 18, 2026
Il rappelle que son gouvernement entend défendre fermement les frontières polonaises contre l’immigration irrégulière, conserver sa propre politique d’asile et expulser les personnes qui enfreignent la législation nationale, dans le respect des règles applicables.
« Sur les questions de sécurité, nous serons inflexibles », ajoute-t-il, précisant avoir défendu cette position auprès des dirigeants européens réunis à Bruxelles.
Cette déclaration traduit la volonté de Varsovie de préserver le contrôle national de sa politique migratoire et de faire de la sécurité une priorité. Donald Trump a lui aussi réagi en déclarant : « L’immigration de personnes issues d’un monde totalement différent, a brisé ce pays autrefois grand ». Un peu avant JD Vance avait déclaré après les émeutes en France : « Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France ».