Et si le déclin européen n'était pas une fatalité ? La leçon d'optimisme d'un Américain aux Européens
Alors que les entreprises européennes peinent à rivaliser avec leurs concurrentes américaines, Robert Armstrong, chroniqueur au Financial Times, refuse de céder au pessimisme. Selon lui, les principaux obstacles à la croissance du continent sont connus et pourraient être surmontés. Encore faudrait-il que l'Europe accepte de se réformer.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Pourquoi les entreprises européennes peinent-elles à grandir ? Dans le Financial Times, Robert Armstrong identifie trois obstacles et défend un avenir économique moins pessimiste pour l'Europe.
Et si les Européens étaient devenus trop pessimistes sur leur propre avenir économique ? C'est la question que pose Robert Armstrong dans une chronique publiée par le Financial Times. Cet observateur américain des marchés financiers part d'un constat peu réjouissant : les entreprises européennes souffrent d'un retard persistant sur leurs concurrentes américaines. Mais contrairement à beaucoup d'investisseurs et de dirigeants du continent, il estime que ce décrochage n'a rien d'une fatalité.
Le symptôme le plus visible est boursier. Les actions européennes s'échangent globalement avec une décote de plus de 25 % par rapport aux actions américaines, lorsque l'on rapporte leur valorisation aux bénéfices. Une différence qui pourrait laisser croire à de bonnes affaires pour les investisseurs. Mais, souligne Armstrong, ces entreprises sont généralement moins chères parce que leurs perspectives de croissance sont moins favorables.
Le problème fondamental n'est donc pas seulement la valorisation des entreprises européennes : c'est leur difficulté à changer d'échelle.
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