La "Ketamine Queen" condamnée pour la mort de Matthew Perry
La condamnation à 15 ans de prison de la surnommée « Ketamine Queen » clôt un volet central de l’affaire Matthew Perry. Mais derrière ce verdict, c’est moins le destin d’une trafiquante que l’exposition d’un système qui interroge : banalisation des drogues, responsabilités diluées, et aveuglement collectif au cœur d’un milieu protégé.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Une condamnation lourde pour une trafiquante au rôle central dans la mort de Matthew Perry
— Une chaîne de responsabilités mêlant dealers, médecins et entourage proche
— Au-delà du drame, la révélation d’un système permissif au cœur d’Hollywood
Le jugement est sans ambiguïté. Jasveen Sangha, reconnue coupable d’avoir fourni la kétamine ayant conduit à la mort de Matthew Perry en octobre 2023, a été condamnée à 15 ans de prison par un tribunal fédéral de Los Angeles. Une peine significative, à la hauteur du rôle que les procureurs lui attribuent dans cette affaire : celui d’un maillon essentiel d’un réseau qui a alimenté, jusqu’au bout, une addiction connue.
Les éléments établis sont lourds. Sangha a plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation liés à la distribution de kétamine, dont celui ayant entraîné la mort. Elle a vendu des dizaines de fioles à l’acteur, via un intermédiaire, dans les semaines précédant son décès. Surtout, les enquêteurs ont mis en évidence un point décisif : elle a poursuivi son activité alors même qu’elle savait que ses produits avaient déjà été liés à d’autres overdoses. Après la mort de Perry, elle a tenté d’effacer les traces de ses échanges, signe d’une conscience aiguë de sa responsabilité.
La justice américaine a voulu marquer un signal. Mais le dossier dépasse de loin le seul cas d’une trafiquante.
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